À l’Université de Kinshasa, le Mouvement Éco-Citoyen des Jeunes du Congo (MECJC) a organisé, mercredi 11 mars, une conférence consacrée au rôle de la jeunesse dans le développement de la République démocratique du Congo.
Devant un auditoire composé majoritairement d’étudiants, les responsables du mouvement ont plaidé pour une transformation des mentalités, qu’ils considèrent comme une condition essentielle au progrès du pays.
« Le Congo ne souffre pas seulement d’un problème de gestion des ressources, mais aussi d’un déficit de mentalité et de prise de conscience », a déclaré le coordonnateur national du MECJC, Marcel Dibenesha, lors du premier panel. Selon lui, le leadership doit être envisagé avant tout comme un engagement au service de la communauté.
Au cours de la rencontre, le coordonnateur national adjoint du MECJC, Zabulon Boji, a présenté les principaux axes d’action du mouvement : la protection de l’environnement, la promotion de la citoyenneté et de la bonne gouvernance, le développement du leadership des jeunes, l’entrepreneuriat et l’innovation ainsi que le plaidoyer pour une plus grande participation de la jeunesse aux processus décisionnels.
Intervenant à son tour, le Dr Hugues Musumbu a exhorté les jeunes à dépasser la « passivité » et à s’engager activement dans la construction nationale. « La jeunesse constitue un levier stratégique pour l’avenir du pays », a-t-il souligné.
Le MECJC, qui se présente comme un mouvement apolitique et non confessionnel, ambitionne désormais d’étendre ses activités dans plusieurs provinces afin de renforcer la mobilisation des jeunes autour des enjeux environnementaux et citoyens.
Dans un pays où plus de la moitié de la population est jeune, les initiateurs de cette démarche espèrent contribuer à l’émergence d’une génération davantage engagée dans la transformation sociale et institutionnelle de la RDC.
Pacis DEIS, journaliste reporter