Affaire Fils Mukoko : quand les excès des ailes mènent à la descente aux enfers !

Le  ministre provincial de l’Environnement, Léon Mulumba, a suspendu Fils Mukoko de ses fonctions, à la suite de propos jugés « extrêmes et à la limite xénophobes ». Ce 21 octobre 2026. Dans une vidéo devenue virale sur les plateformes numériques, Fils Mukoko, directeur général intérimaire de la Régie d’assainissement de Kinshasa (RASKIN) et militant de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), avait  appelé à l’armement de la population congolaise pour mener une guerre contre la Belgique et les Occidentaux. Ces déclarations ont suscité une vive polémique, poussant les autorités à réagir.

Cette décision intervient dans un contexte de vives réactions suscitées par les propos du responsable de la régie, jugés « extrêmes et à la limite xénophobes ». Elle constitue une conséquence administrative directe de cette controverse, qui dépasse désormais le cadre politique et médiatique.

Dans le même temps, le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, a instruit le procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête judiciaire afin de déterminer les responsabilités éventuelles liées à ces déclarations.

Le gouvernement se désolidarise

Face à l’ampleur de la polémique, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, s’est également désolidarisé de ce discours, qu’il a qualifié d’une gravité extrême, tout en précisant qu’il n’engageait ni le gouvernement ni les autres institutions.

« Nous condamnons de la manière la plus ferme les propos tenus par Fils Mukoko. Ils sont d’une horreur absolue et n’engagent nullement le Gouvernement ni aucune autre institution », a-t-il écrit sur son compte X.

Le porte-parole du gouvernement a également indiqué que plusieurs institutions avaient été saisies afin de tirer les conséquences de ces déclarations.

L’UDPS désavoue les propos de son militant

Le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, Augustin Kabuya, a lui aussi désavoué ces déclarations dans un communiqué officiel publié le 21 octobre 2026.

« L’UDPS/TSHISEKEDI désapprouve et condamne sans équivoque toute initiative visant à distribuer des armes à la population en dehors du cadre légal et des institutions constitutionnellement habilitées à assurer la défense et la sécurité nationales », précise le communiqué.

Les propos controversés auraient été tenus il y a plusieurs jours, à la sortie d’une matinée politique organisée au siège du parti présidentiel. Dans une capsule vidéo qui ne reprend pas l’intégralité de son message, Fils Mukoko a appelé à une guerre généralisée contre la Belgique et les Occidentaux.

« Nous allons distribuer des armes, même sur les terrains de football. Nous allons distribuer des armes, même dans les églises. Nous allons distribuer des armes, même dans les universités. Cette guerre que la Belgique et les Occidentaux cherchent sera générale », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Les Occidentaux qui sont ici auront du mal à sortir de Kinshasa. Ils auront du mal à en sortir. »

Ces déclarations ont provoqué une vague d’indignation dans la sphère médiatique congolaise. Plusieurs acteurs politiques et membres de la société civile ont interpellé les autorités sur la gravité de tels propos, appelant à une réaction des institutions compétentes.

Le CSAC annonce une sanction contre Fils Mukoko

De son côté, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) se serait également penché sur cette affaire et aurait infligé une sanction de 88 jours à Fils Mukoko.

Cette décision intervient alors que le régulateur des médias congolais est régulièrement confronté à des débats sur la manière dont il exerce ses prérogatives et applique ses sanctions.

Toutefois, les modalités exactes de cette sanction ainsi que son fondement doivent encore être précisés à partir d’un document officiel.

La Rédaction 

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