Kinshasa : la rue Busu-Djanoa respire et revêt sa nouvelle robe

Depuis quelques heures, les bâtisseurs de la Task Force présidentielle se sont déployés sur l’avenue Busu-Djanoa, dans la commune de Kasa-Vubu, ce 04 septembre 2026, pour assainir ce tronçon et dégager les marchands qui occupent illégalement la voie publique.Munis de deux camions-bennes et de plusieurs outils d’assainissement, notamment des bêches, des brouettes et des râteaux, les hommes du lieutenant-général Kasongo Kabwik se sont attelés à la tâche, déterminés à mener leur mission à terme.

Longtemps laissée dans un profond désordre environnemental, l’avenue Busu-Djanoa s’était progressivement transformée en marché à ciel ouvert. Une situation qui entravait la circulation et compliquait le passage des véhicules.

« Cette artère est un raccourci par lequel les véhicules pouvaient passer. Malheureusement, aujourd’hui, il est difficile pour les voitures d’emprunter cette route, non seulement parce qu’elle est impraticable, mais aussi parce que les marchands ont envahi la voie », témoigne un habitant de l’avenue.

Entre soulagement et inquiétude

La présence des hommes en uniforme bleu constitue un véritable ouf de soulagement pour les riverains. Mais derrière cette opération d’assainissement se cache aussi une réalité plus difficile pour certains vendeurs, contraints de suspendre leurs activités.

« Le travail que les agents du Service national font est louable et nous le saluons. Mais ce que nous déplorons, c’est qu’ils cassent et détruisent nos petites activités commerciales. Nous reconnaissons que nous occupons l’espace public, mais nous demandons au commandant du Service national d’instruire ses agents afin d’éviter les destructions », déplore un vendeur.

Préserver les acquis

Au-delà de cette opération ponctuelle, la population congolaise appelle les autorités à maintenir cet élan de propreté à travers un véritable mécanisme de suivi et d’évaluation.

Car, dans plusieurs endroits déjà assainis par les éléments de la Task Force, le même scénario finit souvent par se répéter : la saleté réapparaît et les occupations illégales reprennent progressivement.

Pour les riverains de Busu-Djanoa, l’enjeu est donc désormais de faire en sorte que cette nouvelle robe ne soit pas seulement de passage, mais qu’elle s’inscrive dans la durée.

La Rédaction 

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