Alors que le débat sur une éventuelle révision de la Constitution s’intensifie en RDC, Tony Mwaba propose une loi pour encadrer le référendum, sur fond de tensions politiques entre majorité et opposition.
Au moment où les tensions politiques s’intensifient autour d’une éventuelle révision de la Constitution congolaise, le député national Tony Mwaba a proposé une nouvelle loi organique relative au référendum en République démocratique du Congo, en vue de son examen et de son adoption lors de la session parlementaire en cours. Cette proposition a été adressée au président de l’Assemblée nationale dans une lettre publiée ce 19 mars 2026.
Depuis plusieurs jours, le débat politique congolais tourne autour de la révision ou du changement de la Constitution. D’un côté, les membres de la plateforme présidentielle, Union sacrée de la nation, ont manifesté leur volonté de réviser ou de changer la Constitution congolaise. De l’autre, des figures de l’opposition, telles que Martin Fayulu et Jean-Marc Kabund, rejettent fermement cette idée.
À en croire l’élu de Lukunga, cette proposition vise à combler un vide juridique en matière d’organisation du référendum, en définissant un cadre clair, transparent et sécurisé pour l’exercice direct de la souveraineté par le peuple.
« Cette proposition de loi vise à combler le vide juridique existant en matière d’organisation du référendum, en définissant un cadre clair, transparent et sécurisé pour l’exercice direct de la souveraineté par le peuple », a-t-il affirmé.
Selon l’ancien ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, cette législation vise à doter ce mécanisme d’un cadre bien défini et cohérent.
« Elle fixe notamment les règles relatives à l’initiative du référendum, à son organisation, au contrôle de sa régularité, ainsi qu’aux garanties de transparence et aux sanctions en cas d’irrégularités », a-t-il précisé.
Le référendum est un mécanisme constitutionnel permettant au peuple de se prononcer par « oui » ou par « non » sur une question donnée. L’article 218 de la Constitution en reconnaît le principe, sans en préciser les modalités d’organisation.
Dans ce climat de tensions, au sein de la mouvance présidentielle, tous les membres sont appelés à s’aligner derrière cette vision, au risque d’être marginalisés. Le dernier à avoir exprimé une position contraire, Modeste Bahati Lukwebo, a été contraint de quitter son poste de deuxième vice-président du Sénat après avoir subi des pressions politiques.
Dans un contexte de fortes tensions socio-politiques et d’insécurité persistante dans l’Est du pays, la relance du débat sur le référendum et la révision constitutionnelle fait craindre de nouvelles fractures au sein de la classe politique congolaise.
La Rédaction