Saint-Valentin : les Kinois motivés pour fêter l’amour

À l’occasion de la Saint-Valentin, un vent d’amour souffle sur Kinshasa. Entre affluence chez les fleuristes, témoignages d’amoureux et opportunités commerciales, le 14 février s’impose comme un moment fort d’émotion et d’activité dans la capitale congolaise.

Un engouement massif s’observe ce 14 février 2026 dans plusieurs carrefours chauds de Kinshasa pour célébrer la fête de l’amour. À la Place Victoire, où notre équipe de rédaction s’est rendue, les fleuristes sont envahis par des hommes et des femmes, tous motivés à acheter une rose, un bouquet ou un présent pour faire plaisir à leur conjoint ou conjointe.

Un acheteur, qui a préféré garder l’anonymat, nous a confié :« C’est pour moi la première fois de fêter la Saint-Valentin. Chaque fois que j’étais en couple, je n’arrivais pas à maintenir ma relation jusqu’à cette date. Mais aujourd’hui, c’est fait : je vais pouvoir offrir un cadeau à ma copine. »

Concernant sa motivation, le jeune homme explique que son entourage y est aussi pour beaucoup :« Ce n’est pas seulement l’amour qui m’a motivé. Mes amis, qui ont l’habitude de célébrer cette journée, m’ont aussi influencé. Je les voyais le faire et je me suis dit que je devais essayer », a-t-il ajouté.

Si pour ce premier intervenant il s’agit d’une première expérience, ce n’est pas le cas de Monsieur Jean-Marie, marié depuis dix ans.« Cela fait dix ans que je suis avec ma femme. Chaque année, nous célébrons ce moment. C’est un temps de communion, de communication et d’attention. Certes, l’attention ne se limite pas à un seul jour, mais le 14 février reste particulier. »

Fort de son expérience, il a prodigué un conseil aux jeunes mariés et fiancés sur l’importance des petits gestes :« L’amour ne demande pas la richesse du roi Salomon. Avec peu, on peut faire plaisir à sa compagne et vice-versa. L’argent est important pour vivre, mais il ne résout pas tout. La majorité des femmes apprécient surtout l’attention et les petits gestes. »

De son côté, un fleuriste se réjouit de l’affluence :« J’ai ouvert depuis 10 heures, surtout qu’il y a le salongo aujourd’hui. Les amoureux viennent acheter des présents pour témoigner leur amour à leurs partenaires. »

Concernant la rentabilité, il se montre satisfait alors que la journée n’est pas encore terminée :« Les années passées, nous négligions cette activité. Mais elle rapporte. Beaucoup trouvent que le centre-ville est trop loin, alors ils s’arrêtent ici pour acheter ce dont ils ont besoin. À l’avenir, nous devons davantage mettre l’accent sur cette journée », a-t-il déclaré.

Selon plusieurs sources historiques, la Saint-Valentin remonte au Moyen Âge, notamment au XIVe siècle en Grande-Bretagne, où l’on associait déjà le 14 février à la saison des amours chez les oiseaux.L’Église catholique a ensuite consacré cette date en mémoire de Valentin de Terni, évêque du IIIe siècle, reconnu comme martyr. En 1496, le pape Alexandre VI l’a officiellement désigné patron des amoureux.

Au XIXe siècle, la fête prend une dimension plus commerciale, notamment aux États-Unis, avec la popularisation des cartes et messages d’amour échangés entre partenaires, une tradition qui s’est depuis répandue à travers le monde.

À Kinshasa, comme ailleurs, la Saint-Valentin dépasse désormais son cadre historique et religieux pour devenir un moment d’expression des sentiments, mais aussi un rendez-vous économique pour de nombreux commerçants.Entre premières expériences amoureuses, unions durables et opportunités commerciales, le 14 février confirme que, malgré les réalités parfois difficiles du quotidien, l’amour continue d’occuper une place particulière dans le cœur des Kinois.

La Rédaction

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