Kinshasa : Certains corps portés disparus dans le cimetière de Kintambo

Le 12 février 2026, Steve Mulumba, président de la commission Environnement, Aménagement du territoire et Développement durable de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK), a affirmé la disparition de plus de 123 200 sépultures dans le cimetière de Kintambo, situé au centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo. Cette situation serait due aux enterrements superposés, a-t-on appris de l’ACP.

« Les enterrements ont continué pendant 44 ans. Durant toutes ces années, les inhumations se sont faites par superposition, c’est-à-dire en enterrant de nouveaux corps au-dessus d’anciennes sépultures », a déclaré Steve Mulumba.

« Cette pratique a progressivement effacé les traces des défunts précédemment enterrés. Aujourd’hui, on peut estimer que plus de 123 200 corps ont ainsi disparu, devenus introuvables à cause de ces superpositions successives », a-t-il ajouté.

La commission Environnement de l’Assemblée provinciale, dans le cadre de sa mission d’inspection des lieux sépulcraux congolais, avait procédé depuis le 4 février 2026 au contrôle de plusieurs cimetières, notamment : Maluku, N’sele, Nécropole, Terre promise, Le chemin du paradis, etc. Après avoir observé ces espaces de recueillement, le site d’Eden a été primé comme le cimetière respectant le mieux les normes environnementales.

« Au cimetière Eden, situé dans la cité de Menkao et opérationnel depuis une année, il a été constaté que les normes environnementales sont globalement respectées. La zone de Menkao demeure, à ce jour, un espace dont l’environnement est maîtrisé. Toutefois, les gestionnaires ont été invités à dynamiser davantage les sites afin d’en optimiser l’utilisation. Toute volonté d’extension devra impérativement s’inscrire dans le strict respect des normes en vigueur, car les domaines des cimetières et des morgues touchent directement à la santé humaine, à l’environnement et à la population. À ce titre, l’État exerce un contrôle rigoureux et méticuleux sur ces secteurs sensibles », propos du président de la commission Environnement relayés par l’ACP.

La situation qui prévaut dans le cimetière de Kintambo illustre l’état de plusieurs terrains funéraires. L’État doit prendre des mesures fortes afin que tout se déroule dans le respect des règles environnementales.

La Rédaction

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