Le gouvernement congolais, représenté à Doha par ses délégués, et l’AFC/M23 ont convenu d’observer un cessez-le-feu et de respecter l’Accord-cadre de Doha, signé le 15 novembre dernier.
Ce 2 février 2026, À Doha, terrain des négociations pour la paix dans l’est de la République démocratique du Congo, a accueilli une nouvelle fois les représentants de Kinshasa et ceux de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda, pour une rencontre axée sur l’évolution de la situation du conflit. À l’issue de cette réunion, les deux parties se sont réengagées à instaurer un cessez-le-feu et à se conformer à l’Accord-cadre signé le 15 novembre 2025, considéré comme une base fondamentale pour démontrer la bonne foi des belligérants à travers le respect des obligations qui y sont contenues.
Cette initiative de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) soutenu par le Qatar, s’inscrit dans un contexte où la situation sur le terrain peine à s’améliorer et continue de se détériorer. La ville d’UVira, temporairement occupée par les rebelles de l’AFC/M23, a été laissée dans une situation dramatique après leur retrait, selon le porte-parole du gouvernement congolais.Comme si cela ne suffisait pas, l’armée congolaise affirme avoir neutralisé plusieurs drones kamikazes visant la ville de Kisangani entre le 31 janvier et le 1er février. Cette attaque serait attribuée à l’armée rwandaise opérant sous couvert de l’AFC/M23.
Dans ce climat de méfiance, « les membres ont souligné la nécessité de mettre en œuvre des mesures concrètes pour renforcer le suivi, la vérification et l’échange d’informations à l’appui du processus de paix », indique le communiqué final.
À noter que, outre la CIRGL, le Togo était présent en tant que médiateur désigné par l’Union africaine. Les États-Unis et l’Union africaine ont pris part aux travaux en qualité d’observateurs, aux côtés de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).
Les rencontres se multiplient, mais elles peinent à produire des résultats concrets en faveur de la population congolaise, particulièrement celle meurtrie de l’Est du pays. Les accords se succèdent, mais donnent l’impression de coups d’épée dans l’eau. Le dialogue, pourtant souhaité par tous, risque d’aboutir à une impasse.Au milieu de toutes ces tractations, le peuple ne réclame qu’une chose : une paix définitive.
La Rédaction