Commémoration d’un an d’occupation Rwandaise à Goma : « Julien Paluku promet la fin définitive des rébellions »

Un an après l’occupation de Goma par l’armée rwandaise, le gouvernement congolais a organisé une cérémonie commémorative à Kinshasa pour dénoncer les violences dans l’EST du pays et réaffirmer la résilience du peuple. À cette occasion, le ministre du commerce extérieur, Julien Paluku, a assuré que cette rébellion est la dernière.

C’était au cours d’une cérémonie commémorative organisée par le gouvernement congolais le 27 janvier 2026, à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, pour dénoncer non seulement l’occupation de Goma et d’autres territoires par l’armée rwandaise, mais aussi pour soutenir le peuple de la région, victime des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette journée nationale, placée sous le signe  » Résilience et Unité du peuple congolais« , a également été marquée par la présence de la Première ministre Judith Suminwa.

Prenant la parole pour évoquer les conséquences économiques de cette guerre, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a voulu rassurer la population de Goma, Butembo, Beni et Uvira sur la fin définitive des rébellions dans cette partie orientale. 
« Je prends le risque de dire que c’est la dernière rébellion », a-t-il déclaré. 
Poursuivant son argumentaire, l’ancien gouverneur du Nord-Kivu a justifié cette affirmation en évoquant deux raisons majeures : 

Primo : « Sur le plan diplomatique, nous sommes en train de couper toutes les branches sur lesquelles s’appuyait le Rwanda. Nous avons signé l’accord de Washington et nous allons bientôt nous rendre à Abou Dhabi pour signer un accord avec les Émirats arabes unis. C’est dans cet espace que 80 % des minerais en provenance du Rwanda étaient dirigés. Nous allons couper ce circuit afin de commencer à traiter directement sous l’autorité de madame la Première ministre. » A-t-il soutenu. 

Secundo: « Sur le plan sécuritaire, la succession des rébellions faisait suite à une infiltration massive au sein de l’appareil sécuritaire. Le gouvernement est en train de procéder à un nettoyage systématique pour extirper de l’appareil sécuritaire toutes ces patates pourries. » A-t-il conclu. 

À noter que ce panéliste, qui détaillait les conséquences économiques, a par la suite mis à nu la stratégie du Rwanda visant à asphyxier l’économie congolaise, notamment par la destruction du capital humain avec près de 7 millions de déplacés et par l’exploitation minière.
Par ailleurs, ce moment de mémoire a également été marqué par l’assistance de plusieurs victimes qui ont brisé le silence en témoignant sur des atrocités vécues lorsque la ville est tombée entre les mains de l’armée rwandaise.

À ce jour, cet engagement pris par l’actuel ministre du Commerce extérieur démontre la détermination qui anime le président de la République et son lieutenant, la cheffe du gouvernement, à instaurer une paix définitive après trois décennies d’instabilité sécuritaire.

NMD

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