À l’issue d’une réunion tenue ce jeudi 12 février 2026, le comité mixte mis en place par le gouverneur Daniel Bumba a annoncé l’aménagement d’un site à Kinkole, dans la commune de N’sele. Ce territoire sera érigé en zone d’habitation pour les familles de Pakadjuma, contraintes de dormir à la belle étoile depuis mardi dernier.
L’équipe chargée de trouver une solution à ce problème lancera également des travaux d’assainissement, d’aménagement et de sécurisation de l’espace détruit, en prévision de la reprise du train urbain, indique le compte X du gouvernorat de Kinshasa. Selon la même source, cette opération vise à : sécuriser les personnes et leurs biens; faciliter la mobilité urbaine grâce à la reprise du trafic ferroviaire ; préserver la santé des Kinois en prévenant d’éventuelles épidémies, notamment le choléra dont Pakadjuma est l’un des foyers majeurs ; garantir l’assainissement en mettant fin à l’insalubrité générée par l’occupation anarchique.
Dans le cadre de son opération baptisée « Retour à la norme », la ville de Kinshasa avait lancé la démolition des constructions anarchiques érigées le long de la voie ferrée à Pakadjuma (Limete). Le lendemain, ces destructions ont provoqué des échauffourées entre habitants et éléments de la Police nationale congolaise, entraînant le blocage du boulevard Point Lourd et causant des pertes en vies humaines, selon plusieurs sources concordantes.
Depuis plusieurs semaines, la capitale congolaise vit au rythme d’une campagne de démolition des maisons construites en violation des règles urbaines, sous l’impulsion du ministre provincial Léon Mulumba. La dernière opération, le 11 février, s’est soldée par une altercation entre ce ministre et un officier des FARDC.
Face à cette situation, une partie de l’opinion congolaise s’interroge : un ministre provincial peut-il donner un ordre au point de faire arrêter un officier militaire ? La question suscite débat et ouvre un large champ de discussions sur les rapports entre pouvoir civil et autorité militaire.
La Rédaction